Documentation

Analyse menée par notre association en fonction d’études récentes, notamment économiques, sur les conséquences de l’implantation d’une maison d’arrêt, en particulier lorsque le site choisi n’est pas dans la commune centre, détentrice originellement de l’établissement.
Pour une lecture institutionnaliste de l’acceptabilité locale d’un établissement carcéral.

Isabelle Leroux et Éric Rigamonti,  "En 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la justice prévoit la construction de 13 200 nouvelles places de détention, le « programme 13 200 ». Certains maires souhaitent l’implantation d’un établissement carcéral sur leur commune, mais ce souhait n’est pas toujours partagé par la population locale. Cet article présente une analyse institutionnaliste de la notion d’acceptabilité d’un équipement indésirable centrée sur les jeux d’influence et de pouvoir exercés par les élus et modifiant localement les représentations sociales de la prison. Nous montrons que les élus tendent à réifier la prison en objet spatial relégué d’une part, et en objet purement économique d’autre part, occultant son volet social. Cette réification conduit à des ambivalences préjudiciables à la fois pour les communes d’accueil et pour la réinsertion des détenus."

Le Sénat valide le régime dérogatoire pour construire plus vite des places de prison.

Le Sénat valide le régime dérogatoire pour construire plus vite des places de prison. Le projet de loi de programmation 2019-2022 et de réforme pour la justice vient d’être adopté en première lecture par les sénateurs. Il vise notamment à permettre la livraison de 7 000 places de prison d’ici la fin du quinquennat.

Construction de nouvelles prisons : une politique qui conduit droit dans le mur
Contre-expertise de l’évaluation socio-économique du Projet de reconstruction du centre pénitentiaire de Bordeaux- Gradignan